Dimanche 18 janvier 2009

  Bonjour, lecteurs !


  Aujourd’hui, je voudrais vous faire part de l’expériences la plus traumatisante que j’ai vécue à ce jour : on m’a en effet infligé la vision du film « Et après Â».

 

  « Et après Â», c’est d’abord un casting de choc : Romain Duris, qui, après « Arsène Lupin Â»  n’en était visiblement plus à une merde près, Evangeline Lilly,  qui aurait mieux fait de rester sur son île déserte, et John Malkovich, incapable de retrouver un rôle correct depuis « des souris et des hommes Â».

 

  L’histoire de ce film : Nathan (joué par Romain Duris), qui est passé à deux doigts de la mort dans sa prime jeunesse, est un avocat obsédé par sont travail, qui a perdu un fils, mort subitement au milieu de la nuit.

 

  Et après il a divorcé.

 

  Et après, Kay, (interprété par John Malkovich), vient le voir, lui explique qu’il peut prédire la mort des gens, et que son boulot est de faire en sorte que les mourrant partent en paix.

 

  Et après, Nathan, qui pense que son heure est proche, refuse violement de partir.

 

  Et après, Nathan se souvient de l’époque où il vivait heureux avec sa femme et ses gosses au milieu des arbres.

 

  Et après, il accepte sa mort.

 

  Et après, il se rend compte qu’il a le même superpouvoir que Kay, et que c’est ça femme qui doit mourir, que c’est « le prix a payer Â».

 

  Et après, il verse quelques larmes et accepte, durant les trente dernières secondes du film, cet état de fait.

 

  Fin.

 

  Oui, je t’ai honteusement raconté la fin du film, sans prévenir. Et tu peux me remercier, lecteur, puisque tu viens grâce à moi d’économiser quelques euros et les deux heures les plus longues de ta vie.

 

  En effet, tout dans ce film est a jeté : l’interprétation de Romain Duris, qui peint des chaises tout poils dehors, le personnage de John Malkovich, tellement mystérieux qu’il en devient inutile, et la mise en scène qui se veut virtuose, mais se résume à des plans interminables sur le visage d’acteurs inexpressifs au possible.

 

  Mais surtout, il y a ce discours pseudo métaphysique tellement profond (« la vie est un cadeau Â»), qu’on en vient à se demander s'il fallait vraiment deux heures pour en accoucher.

 

  Bref, une merde.

 

 

 

PS : la liste des défauts de ce film présentée dans cet article est non exhaustive, mais bien suffisante à mon goût.



Par trolly
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