Mercredi 14 janvier 2009

  Aujourd'hui, chers lecteurs et très chères lectrices, je voudrais me plaindre de mes études.


  N'avez-vous jamais eu l'impression de vous être fait promptement entuber lorsque, tout petit, on vous disait "travaille tes maths, comme ça tu auras un bel avenir, et tu feras un métier que tu aimes." ou alors que "tu pourras faire des études dans la branche qui te branche" , "trouver ta voie", "ta vocation". ?


  En effet, suite à ces révélations, vous bossez, vous bossez comme un acharné avec l'espoir que la vie sera rose pour vous dans les années 2000. Pendant que vos petits camarades font des gribouillis dans des coins de page, vous bossez vos maths, portez des lunettes, et découvrez les joies d'une vie sexuelle épanouie avec l'arrivée du web 2.0.


  Oui, mais voila, vous grandissez, et le monde se découvre à vous tel une actrice de série B au rabais: s'il faut effectivement être un bon matheux pour devenir astronaute, les lunettes sont proscrites.


  L'enseignement? N'y pensez même pas: il s'agirait effectivement du plus beau métier du monde s'il n'y avait pas tous ces grognards qui passent leur temps, une fois les cours terminés, à dire que le prof est un con. Et encore, il ne s'agit là que des parents, les élèves, eux ne sont le plus souvent que des chiards à crête de coq et pantalon moulant qu'il faut supporter toute la journée.


  Résultat: des années plus tard, vous faites des études de mathématiques, de comptabilité ou d'ingénieur, pendant que vos amis d'enfance font des études de graphiste.


  Et vous vous préparez à faire un métier de merde, en costard, de 7h30 à 19h00  (samedi inclus) comme chef de produit dans une usine de boulons, pendant que lesdits amis d'enfance se préparent à rentrer chez Ubisoft ou à devenir dessinateur de BD, bref, à aller bosser un jour sur deux en tongues et en short pour être payer à rien foutre par les ASSEDIC le reste du temps.


  Conclusion: l'histoire des vocations est un mythe, comme le père noël (*) qu'on a inventé pour ne pas se retrouver en pénurie d'ingénieurs. Parce que personne n'a une vocation dans les maths.


  Dommage.





  PS: La semaine prochaine, je vous expliquerai pourquoi l'amour a été inventé par les chocolatiers suisses.




(*) Je tiens à saluer les éventuelles têtes blondes naïves qui passeraient dans le coin.
Par trolly
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Commentaires

Bah juste envie de dire +1 (en ecole d'inge ...) Enfin bon on peut toujours se faire des illusions sur la progression de sa carriere genre on voyagera en temps que responsable produit pour en faire sa promotion ... allé y a pas que le boulot dans la vie, et au pire go usa ou suisse ou les ingés sont nettement mieux payés qu'en france.
Commentaire n°1 posté par Sakato le 14/01/2009 à 15h35
C'est tellement vrais. Mais je faisait parti de ceux qui ne foutaient rien malgré qu'on me dise qu'il fallait travailler pour faire ce que je veut dans la vie. impatient de voir l'histoire de l'amour et des chocolatiers suisses :p
Commentaire n°2 posté par Tiraout le 14/01/2009 à 15h53
Vivement le prochain article ! Ton histoire, ça me rappelle ce qu'on me disait en prépa : "c'est comme l'histoire du fou qui se donne des coups de marteau sur la tête, c'est parce que ça lui fait du bien quand il s'arrête". Et bin je suis à la fac maintenant, et contrairement à tout ce qu'on m'avait dit, je n'ai pas 15h de cours, mais 28, j'ai plein de boulot, c'est assez dur, et on est recalé à partir de 3 absences en TD.
Commentaire n°3 posté par mademoisill le 15/01/2009 à 11h09
les math jamais bossé car jamais eu besoin, ça venait tout seul, j'aime les chiffres c'est comme ça.par contre en effet le métier derrière c'est vraiment pas l'extase.. t cette histoire de cholatiers suisses alors??
Commentaire n°4 posté par lounna le 19/01/2009 à 13h31
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