PWNED AHAH!!!! olol!!!!!!
Allez remonte ta braguette et sors d'ici, malotru! Point de photo de miss France 2010 nue en ces lieux !!!
Olivier(*) est membre d’un parti trotskiste. Il n’aime pas distribuer du courrier sur son vélo jaune, les idées conservatrices, et ces enfoirés de patrons, qui exploitent le tiers-monde sans aucun scrupule. Mais, comme on ne peut pas tout détester, Olivier aime aussi certaines choses : les banderoles, les T-shirts à l’effigie du Che, et les idées révolutionnaires. Olivier est également un jeune cool : il passe à la télévision, et ne manque pas de rappeler à chaque passage en clair sur une célèbre - et non moins cool - chaîne cryptée qu’il fume régulièrement des pétards.
Pierre, Paul et Jacques regardent la télévision. Ils aiment bien Olivier, qui ne ressemble pas à tous ces pourris de politiciens. Lui, il a des idées pour
réellement changer le monde. Pour eux, il a un peu l’image du grand frère, sûr de lui et qui a des convictions. Eux aussi, de temps à autre, fument un petit joint pour se détendre. Ca ne fait pas
de mal, et puis même Olivier le fait ! Ca ne doit pas être si mauvais que ça pour les neurones, non ?
Luis est agriculteur. Il a les pieds dans la terre toute la journée, mais il ne se plaint pas : le climat colombien est très bien adapté à ce qu’il
cultive. Les récoltes sont bonnes. Il arrive à nourrir à peu près correctement sa famille, mais doit quand même se serrer la ceinture : son chanvre est racheter pour une bouchée de pain
par…
Roberto. Roberto est ce qu’on pourrait appeler un « self-made-man ». Il a réussi a fondé son petit empire. Bien sûr, dans un autre contexte, on l’appellerait un « baron de la drogue », ou un « seigneur de guerre ». Sa petite entreprise n’est pas très bien vue par le gouvernement colombien, mais il a investi dans du matériel et des hommes : il se retrouve à la tête d’une armée privée plus performante que l’armée régulière. Après quelques rixes sanglantes et deux ou trois pattes graissées, les hautes sphères colombiennes se sont décidées à lui lâcher la grappe. Ca lui permet de maintenir sous sa « protection » les paysans du coin, pour leur racheter leur production et la revendre à des gens comme…
Diego. Diego a un nom de tartelette, mais ça ne l’a pas empêché de réussir dans la vie. Il réside à Rio, et son entreprise est plus modeste que celle de
Roberto. Malgré tout, il a aussi droit à un titre honorifique : le maire de Rio le désigne sous le nom de « Narcotrafiquant ». Et, ce brave politicien, il en a largement plein le
cul que ses collègues pointent sa ville du doigt pour ses problèmes de drogue. Alors, pour empêcher Diego d’envoyer sa marchandise en Europe, il a décidé d’équiper correctement sa police et de
l’envoyer dans les favelas résoudre le problème de manière musclée. Et la police fait son boulot, et tire avec les armes automatiques flambant neuves qu’on vient de leur payer. Et les hommes de
Diego, qui n’entendent pas se laisser faire, ripostent à coup de gros calibres, près des écoles, et des habitations de civils innocents qui n’en demandaient pas temps.
Miguel était un enfant de sept ans. Il vivait dans les favelas, avec ses parents. La misère commençait à lui peser sur le système, alors, il s’est mis à rêver : il voulait devenir footballeur, comme Ronaldo, et gagner beaucoup d’argent pour sortir sa famille des bidonvilles. Oui, mais voila, en allant à l’école, il a hérité d’une balle perdue entre les deux yeux. Tirée par un flic, par un narco, personne ne sait. En France, on dirait que c’est une « histoire sordide », là-bas on appelle ça un « jeudi ». Et la vie continue.
Alors tout va pour le mieux dans la meilleur des mondes. Luis continuera de se faire exploiter pour une misère, Roberto continuera à étendre son empire mafieux, Diego continuera sa guérilla contre la police au milieu des bidonvilles. Et Miguel continuera à être mort, puisqu’on n’a pas encore trouvé de remède à ça.
Et Olivier, Pierre, Paul et Jacques continueront à fumer leurs pétards en se disant que s’ils étaient au pouvoir, ils mettraient fin à l’oppression des pauvres par les riches, et qu’ils établiraient la fraternité entre les peuples.
C’est moche, hein ?
PS : La semaine prochaine, je vous expliquerai pourquoi Frédérique B., ancien publicitaire devenu écrivain, a réussi à équiper les talibans juste avec sa
narine droite.
(*) Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé n’est peut-être pas totalement fortuite.
Hier, j’ai mangé des Carambars.
Je sais, j’ai une vie passionnante. Mais vous allez comprendre où je veux en venir si vous avez l’élémentaire politesse de me laisser finir, non mais !
Je disais donc, j’ai mangé des Carambars jusqu’à ce que je trouve une blague drôle, ou au moins vaguement cocasse, dans l’un d’eux. Et après avoir lu une énième aventure de Toto, après avoir supporté de nombreuses devinettes à base de « c’est une fraise et un géranium dans un ascenseur », après avoir jeté aux ordures des centaines de calembours absurdes sur papier froissé, j’en arrivais à ce constat simple, amer : je frôlais l’indigestion.
Et je ne parle pas seulement de cette horrible envie de vomir que peut provoquer le caramel. Toutes ces blagues commençaient à me peser à l’estomac, et je me rendais compte qu’elles avait toutes le même défaut : elles ne se moquaient de personne.
En effet, peut-on réellement rire autrement qu’au détriment de quelqu’un ? Les blagues sur les lépreux sont drôles, sauf si on est en train de manger. Les blagues sur les noirs sont drôles, mais seulement si on les raconte en duo avec un ami noir - sinon, c’est du racisme. Les blagues sur « ta mère » sont drôles - mais pas celle sur la mienne, raclure ! Même les blagues sur les camps de concentration peuvent être drôles – je parle de celles de Desproges, bien sûr, pas des tentatives désespérées et désespérantes de Dieudonnée pour qu’on parle encore de lui à la télévision.
Mais les blagues Carambars, les histoires drôles aseptisées qui ne veulent froisser personne, ne trouvent paradoxalement pas de public.
Alors, même si nous n’en sommes pas toujours très fiers, continuons à nous moquer les uns des autres. Parce que sans ça, qu’est-ce que la vie serait triste...
PS : Par contre, le premier qui se fout de ma gueule dans les commentaires, je viens personnellement chier sur son paillasson.
(*) Si vous connaissez la chute de cette blague, honte à vous. Et si vous n’avez pas été choquéspar le fait que Monsieur et Madame Gaise ont la même mère, encore plus.
Bonjour, lecteurs !
Aujourd’hui, je voudrais vous faire part de l’expériences la plus traumatisante que j’ai vécue à ce jour : on m’a en effet infligé la vision du film « Et après ».
« Et après », c’est d’abord un casting de choc : Romain Duris, qui, après « Arsène Lupin » n’en était visiblement plus à une merde près, Evangeline Lilly, qui aurait mieux fait de rester sur son île déserte, et John Malkovich, incapable de retrouver un rôle correct depuis « des souris et des hommes ».
L’histoire de ce film : Nathan (joué par Romain Duris), qui est passé à deux doigts de la mort dans sa prime jeunesse, est un avocat obsédé par sont travail, qui a perdu un fils, mort subitement au milieu de la nuit.
Et après il a divorcé.
Et après, Kay, (interprété par John Malkovich), vient le voir, lui explique qu’il peut prédire la mort des gens, et que son boulot est de faire en sorte que les mourrant partent en paix.
Et après, Nathan, qui pense que son heure est proche, refuse violement de partir.
Et après, Nathan se souvient de l’époque où il vivait heureux avec sa femme et ses gosses au milieu des arbres.
Et après, il accepte sa mort.
Et après, il se rend compte qu’il a le même superpouvoir que Kay, et que c’est ça femme qui doit mourir, que c’est « le prix a payer ».
Et après, il verse quelques larmes et accepte, durant les trente dernières secondes du film, cet état de fait.
Fin.
Oui, je t’ai honteusement raconté la fin du film, sans prévenir. Et tu peux me remercier, lecteur, puisque tu viens grâce à moi d’économiser quelques euros et les deux heures les plus longues de ta vie.
En effet, tout dans ce film est a jeté : l’interprétation de Romain Duris, qui peint des chaises tout poils dehors, le personnage de John Malkovich, tellement mystérieux qu’il en devient inutile, et la mise en scène qui se veut virtuose, mais se résume à des plans interminables sur le visage d’acteurs inexpressifs au possible.
Mais surtout, il y a ce discours pseudo métaphysique tellement profond (« la vie est un cadeau »), qu’on en vient à se demander s'il fallait vraiment deux heures pour en accoucher.
Bref, une merde.
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